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Monsieur GOGUE

Inventeur de l'enrênement

Jean Gogue (1903-1988)

Vous connaissez l’enrênement de Gogue qui, comme le dit son inventeur : « en imposant au cheval un placer correct » … lui permet d’être « tendu dans le ramener » … « il est donc mieux en état de se propulser et devient plus confortable ».

Mais connaissez-vous cet inventeur, Jean Gogue, et savez-vous qu’il a fréquenté L’Etrier de Bourgogne ?

 Voici un résumé de sa biographie. *

Jean Gogue est né à Dole le 31 décembre 1903. Son père y était maître bottier au 14eme Régiment de Chasseurs avant d’être muté à Saumur. Jean est un élève brillant, doué en maths ; il intègre l’Ecole Centrale de Lyon en 1923 puis, en 1926, l’Ecole des Officiers de Réserve à Saumur dont il sortira major ; déjà, il fait la démonstration de son tact équestre ; il effectue ensuite son service militaire au 3ème Régiment de Hussards. En 1933 il est affecté au 11ème Régiment de Chasseurs. A la déclaration de guerre, en 1939, estimant que ses compétences d’ingénieur seront plus utiles à la Défense Nationale que ses talents de cavalier, l’Etat-Major l’affecte à l’amélioration du moteur destiné à équiper le futur avion de chasse de l’Armée de l’Air (Le Dewoitine 520 qui ne sera pas développé à temps…). Il sera blessé lors du bombardement de son usine.

A la signature de l’armistice, en 1941, il s’installe à Dijon où il rachète une société de plomberie. Après-guerre, il se retire avec sa femme et ses trois enfants à Dole dans des conditions d’existence difficiles ; mais, toujours animé de ses deux passions, les chevaux et l’équitation, il effectue les premiers essais de son système qui l’amèneront à déposer en 1949 le brevet de ce qui est l’enrênement Gogue ; c’est également à cette époque qu’il participe à la renaissance du concours hippique national de Dijon (notre bonne ville ne connaissait plus de concours depuis 1913). On le voit comme juge sur toutes les épreuves aussi bien régionales que nationales ; et on le retrouve comme commissaire technique et membre du bureau de l’Etrier de Bourgogne (Cf. plaquette éditée en 1972 à l’occasion du 25ème anniversaire du club. A retrouver sur le site web de L’Etrier, rubrique : « Notre histoire », page 11.)

Il décède en 1988 à l’âge de 85 ans. Ambassadeur ardent de la grande tradition de l’art équestre français, inventeur oublié, il lui aura manqué pour être reconnu d’appartenir au sérail des grands maitres de l’équitation.

Michel Dauvergne

*Merci à Jean- Louis Siclon (habitrouge21@live.fr) qui a effectué tout le travail de recherche.

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